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  • : 1 milliard de Chinois... et moi!
  • 1 milliard de Chinois... et moi!
  • : étudiant Shanghai Tongji Voyages
  • : Prenez un étudiant d'école de commerce Franco-Canado-Sud Africain assimilé Chinois. Balancez le à l'autre bout du monde pour un an et demi. Rajoutez deux camarades de promotion légèrement disfonctionnels. Prenez soin de peler la couche d'inhibition, ajoutez une bonne dose d'enthousiasme, un peu de sauce soja et mélangez bien. Vous obtenez un condensé d'imprévu au fort arrière goût de n'importe quoi.
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 01:24

 

Nous voici donc embarqués pour 23 heures d'un trajet éprouvant vers Pékin en sièges durs... Une narration linéaire nerveuse et saccadée dans le style "24h Chrono" semble la plus adaptée. 

13h20: Nous découvrons l'étendue de notre erreur et de ses conséquences. Certains se signent, d'autres se perdent en lamentations. Nous gardons cependant un esprit conquérant et décidons de nous focaliser sur le caractère caustique de la situation. Tout cela fera de bien belles histoires à raconter à notre progéniture au coin du feu.

13h21: Je me sens observé comme un Royaliste à la fête de l'Huma...

13h25: Nous tentons de prendre possession de nos sièges. L'opération s'annonce compliquée, des Chinois ont profité de notre retard pour procéder à une annexion en règle.

Nb: ce genre de situation est courante dans les trains Chinois. En effet, la compagnie gérant le réseau vend plus de billets (beaucoup plus...) qu'il n'y a de places assises.

13:26: Nous agitons vainement nos billets avec places numérotées au visage des envahisseurs. Ces derniers, profitant de notre condition de Laowai, feignent de ne pas comprendre notre Chinois. Je ne suis pas dupe, après 7 mois en Chine je suis capable de hurler "Dégage de mon siège!" comme personne.  

13h27: L'intervention musclée de Francis parvient à chasser les envahisseurs. Nous prenons possession de nos sièges et tentons de trouver de la place pour ranger nos valise. Il n'y en a pas. Tant pis, la mienne ira dans le passage central. 

13h30: Dans un concert de craquements, le train part. La joie se lit sur nos visages.

13h40: Un premier Chinois s'avance à nous parler et nous demande où nous allons. Nous répondons Pékin, l'homme éclate de rire. Un vague sentiment d'incertitude s'empare de moi. 

13h41: En discutant avec nos voisins, nous apprenons que ce train est le plus lent. Il s'arrête à toutes les gares et parfois même en plein milieu des rails pour laisser passer les trains plus rapides. Nous apprenons aussi que même les paysans Chinois trouvent inconscient de faire Shanghai-Pekin en sièges durs sur le train lent. Notre témérité nous fait gagner le respect immédiat et inconditionnel de tout le wagon. Je contemple brièvement la possibilité de profiter de ces 23 heures de train pour construire une société primitive en vase clos dont je m'auto-proclamerais empereur. 

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La foule de mes sujets potentiels

 

14h00: Un point provisions s'impose. Nous avons pour toute subsistance 7 paquets de nouilles instantanées, 3 paquets de chips, quelques mandarines, des bananes, des gâteaux secs et des Oreos.

14h37: Premier passage du chariot nourriture. L'exercice est périlleux car chaque centimètre carré du passage central est occupé par des bagages ou des voyageurs. Mr Chariot s'attire les foudres de tout le wagon. 


14h42: Première blague raciste du voyage  

15h02: J'essaye de lire

15h12: Second passage de Mr Chariot. Pierre me fait remarquer que quitte à venir enquiquiner tout le monde une fois par heure, il pourrait au moins proposer de la nourriture convenable. J'acquiesce.  

15h36: Notre imagination en matière de blagues racistes/xénophobes semble sans bornes

16h09: Silence introspectif

16h30: Enthousiaste, Pierre tente de bricoler un jeu de société avec une feuille de papier et un crayon

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18h21: Suite à un débat de 45 minutes, nous arrivons à la conclusion irréfutable que les Oréos seraient meilleurs si ils étaient carrés. Nous entamons une discussion sur l'utilité des chips au goût concombre. 

20h43: 5eme passage de Mr Chariot

00h53: Nous avons poussé l'art du débat et de la rhétorique à un niveau jamais atteint auparavant. Nous venons d'établir une bonne fois pour toute la supériorité des M&Ms rouges sur les M&Ms jaunes


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Drame dans le train pour Pekin: un mort

1h02: Pogrom sur Mr Chariot

1h34: Tandis que l'on évacue le corps de Mr Chariot sous les hourras du wagon, nous entamons une partie de Poker


1h52: 20 Kuais plus pauvre, je tente de m'endormir

2h04: Le chinois en face de moi me chante des mélodies en Yidish. Je comprends tout d'un coup le Yidish. C'est une lente complainte révélatrice: ce train est une expérience auquel Dieu soumet le peuple élu. Je suis choisi. Joie joie! Moïse m'apparait habillé comme Abraham Lincoln.

2h05: Je me réveille 

5h29: Le type dans Gladiator avait raison, nous ne sommes qu'ombre et poussière... 

6h09: Le jour se lève, je suis dans ce train depuis maintenant presque 17 heures. Pendant de temps la vie s'est offerte à des milliers de nouveaux nés, la mort a emporté certains de nos vénérables ancêtres, des amoureux se sont unis dans les liens du mariage... Des millions d'individus retiendront ces heures comme les moments les plus beaux de leur vie. Je suis enfermé dans une cage de fer et d'acier. Je gagne en perspective sur les choses de la vie. Une entrée dans les ordres ne semble plus être une idée aussi farfelue. 

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Des scènes dignes de l'exode

9h32: Nous entrons dans la dernière ligne droite. La fatigue a laissé place à un profond délire collectif. Les conventions sociales ne sont plus, le surmoi a éclaté.

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Scène de délire collectif

10h45: Je me regarde dans le miroir des toilettes. Il me semble avoir grandis légèrement durant ce voyage. Mes cheveux ont aussi poussé. Mes ongles sont plus longs qu'avant. Sont-ce des rides que je vois déjà apparaître? Je ne suis plus le même.

12h23: Notre train arrive. Un début de syndrome de Stockholm se fait ressentir. Nous avons presque peine à quitter le train. Nous avons tant vécu à l'intérieur... Rien ne sera plus jamais pareil. Je quitte ce train un autre homme. Plus mûr mais aussi plus meurtri. Je me promets d'aller vérifier si il n'existe pas des trains lents Shanghai-Paris en banquettes dures.

Par Kevin
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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 17:14

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"On s'est trompé de train c'est pas possible autrement..."

"Non non c'est bien celui de 13h30 pour Pékin"

"Alors c'est le mauvais wagon..."

"Non non wagon 17, places 100 à 109. C'est bien ici"

*Silence général*

Les regards se croisent, appréhensifs, interrogateurs... Chacun s'attend à ce qu'Antoine ou moi Criions "BLAGUE! Vous pensiez quand même pas qu'on passerait 23 heures là dedans! Allez venez on va prendre nos couchettes. Quelle bande de crédules..." Mais rien de tel n'arrive. Nous allons bien passer 23 heures en sièges durs au milieu de la plèbe Chinoise qui semble s'amuser de notre sort. 

Tout avait pourtant si bien commencé... La décision de profiter de nos quelques jours de vacances pour passer une semaine à Pekin était brillante. Le projet avait fait boule de neige et 11 de nos amis s'y étaient ralliés. L'auberge était réservée, l'organisation semblait millimétrée, calibrée, admirable de précision et de rapidité. Puis vint l'achat des billets... 

Point général sur le transport ferroviaire en Chine:

la population étrangère Chinoise est divisée en 2 catégories: ceux qui prennent l'avion et ceux qui prennent le train. Il va sans dire que ces derniers sont les plus méritants. Privilégiant l'immersion totale, ils acceptent de quitter le cadre rassurant et familier des aéroports pour se risquer dans la jungle ferroviaire Chinoise. Nous faisons partie de ces gens là. 

Une fois choisit le moyen de transport, l'aspirant voyageur doit choisir son train. Sur le réseau Chinois cohabitent des trains rapides, lents, immobiles, modernes, anciens, soviétiques, longs, courts, directs, semi-directs etc... Le choix n'est pas aisé. Il faut également choisir la classe: couchette molle (un luxe inouï digne de l'orient express), couchette dure (la première classe du pauvre), banquette molle (classe eco) et banquette dure (the real thing). Si sur de courtes durées, le choix importe assez peu, il est capital sur de plus longues distances. 

Après un méticuleux calcul coût/confort/durée/force mentale et physique des voyageurs, nous choisîmes le train lent de 13h30 en couchettes dures. Notez que l'adjectif "dur" ne doit pas être interprété littéralement, il signifie simplement un moindre degré de rembourrage. Généreux et altruistes, Antoine et moi même nous portâmes volontaires pour mener une expédition jusqu'à la gare pour acheter les tickets. Quand advint le drame...

*Chinois incompréhensible des campagnes* "Salut les étrangers, vous voulez quoi!!???"

"Bonjour honorable guichetière, nous souhaiterions acheter présentement 11 billets sur le train de 13h30 de Mercredi prochain pour Pekin"

*Chinois incompréhensible des campagnes* "Hein quoi? Vous voulez quelle classe????" 

"Bonjour honorable guichetière, nous souhaiterions acheter présentement 11 billets sur le train de 13h30 de Mercredi prochain pour Pekin"

*Chinois incompréhensible des campagnes* "QUELLE CLASSE?????"

"Bonjour honorable guichetière, nous souhaiterions acheter présentement 11 billets sur le train de 13h30 de Mercredi prochain pour Pekin"

*Chinois incompréhensible des campagnes* "Bon prenez ces tickets! AU SUIVANT!"

"Merci honorable guichetière, que grâces soient rendues à vos ancêtres jusqu'à la 1000eme génération"

Nous sortons de la queue, fiers d'avoir mené à bien notre tâche et d'avoir apporté notre brique à l'édifice qu'est ce voyage. Nous inspectons nos billets et constatons avec surprise qu'ils ne coûtent que 80 kuais chacun alors que le site internet indiquait plus de 200 kuais. Un vague sentiment d'incertitude s'empare de nous. Mais nous sommes des optimistes, nos préférons partir du postulat que notre extraordinaire talent de négociateur nous a fait faire une excellente affaire. Plus dure fut la chute... 

Nous constatâmes très vite en montant à bord que nous avions commis l'effroyable erreur d'acheter des billets en sièges durs... Cela explique le prix. Nous voici donc embarqués pour 23 heures d'un voyage proprement unique... 

To be continued...

 

 

Par Kevin - Publié dans : Insolite
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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 15:57

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La décision est prise: ce week end nous allons à Nanjing! Depuis le temps que le projet flotte dans l'air sans jamais être concrétisé, il est temps de passer aux actes de découvrir l'ancienne capitale Nationaliste, théâtre des pires atrocités Japonaises et tombe éternelle de feu Sun Yat Sen.

Notre joyeuse délégation se compose pour l'occasion de moi même (architecte du projet et leader naturel), Jan P. (bizarrerie culturelle) et Kevin D.A. (bizarrerie tout court). Le week end s'annonce radieux et ensoleillé et l'humeur est enjouée dans le taxi vers la gare. Ce voyage sera pour moi l'occasion de prendre pour la première fois le train en Chine. Je me surprends à constater qu'après plus de 6 mois en Chine je n'avais toujours pas eu l'occasion d'emprunter le réseau ferroviaire local. Après le vélo, le taxi, la moto, le scooter, le car, le minibus, la remorque d'un camion, l'arrière d'un pick up et l'avion; je vais donc continuer ma découverte du réseau de transports local. Ne me manque plus que la traction animale et mes projets sont ambitieux en la matière.

Direction la gare donc, gare qu'il convient de décrire brièvement. Comme vous l'imaginez sûrement le train est le moyen de transport inter-urbain le plus populaire du pays. Les gares sont donc démesurément grandes et constamment bondées. Y vagabondent en permanence les représentants de la Chine que nous ne verrez pas au journal de 20h: paysans, travailleurs migrants, étudiants rentrant dans leurs villages natals ou commerçants chargés comme des sherpas. Prendre le train en Chine, c'est s'extraire de sa condition d'étranger pour voyager dans les profondeurs de l'âme populaire du pays. Et en plus c'est plutôt drôle. 

 

Nos billets à la main, nous montons à bord du train express pour Nanjing. 2h d'un voyage sans histoire plus tard,nous voici donc arrivés, bien décidés à exploiter pleinement nos 2 jours sur place. 

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Ci dessus: l'ami Kevin tentant vainement de nous communiquer sa vibrante passion pour le jeu de Go

 

Nanjing est une ville fort sympathique, la conservation des monuments historiques laisse fortement à désirer mais la périple fut dans l'ensemble plaisant. Le point d'orgue du week end fut bien entendu la visite du mausolée de Sun Yat Sen, fondateur de la république de Chine et penseur éminent ayant jeté les bases théoriques sur lesquelles se sont fondés tous les régimes depuis 1911. Sa grandiose sépulture fut le théâtre de discussions à la teneur hautement philosophique concernant notre perception de la Chine moderne et nos prévisions pour l'avenir du pays. L'intégralité des débats peut être commandée sur ce blog, surtout n'hésitez pas.

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Tonton Sunny, fondateur de la Chine moderne

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Les marches menant au tombeau de Tonton Sunny

 

Un petit point sur le musée du massacre de Nankin:

Le musée du Massacre de Nankin est un point de passage obligé pour tout touriste de passage. Chose rare en Chine, l'histoire n'y est pas instrumentalisée et la relation des faits historiques y est remarquablement objective. L'observateur avisé remarquera néanmoins un élément surprenant: Si les panneaux d'information sont traduits dans un Anglais absolument irréprochable (chose rare dans les musées Chinois), les passages ayant une teinte plus "Nationaliste" sont eux traduits dans un bon Chin-glish des campagnes. On passe ainsi dans un même texte d'un anglais impeccable à une traduction rafistolée sans aucun avertissement. Les passages à connotation plus politique (il est vrai minoritaires) auraient ils été ajoutés à la hâte et en cachette? Les administrateurs du musée étaient ils réticents à confier à des services de traduction de toute évidence occidentaux des passages qui sans être propagandistes auraient pu créer la polémique? Mystère, toujours est il que tout cela est bien étrange...

Je vous épargne la narration intégrale d'un week end somme toute plutôt tranquille et vierge d'évènement  majeur pour me concentrer sur les conditions de notre voyage de retour.

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Lors d'une escale dans une arcade de jeux video, nos yeux furent happés par le spectacle légèrement dérangeant de ces deux mignonnes petites fillettes dont l'âge de devait pas excéder 7 ans dézinguant impitoyablement du zombie virtuel sous le regard bienveillant et approbateur de leur douce maman...  

L'esprit candide, nous pensions pouvoir acheter nos billets Dimanche soir pour un départ le soir même et une arrivé à Shanghai vers minuit, assez tôt pour nous permettre d'aller en cours le lendemain. Hélas, trois fois hélas, nous ne savions pas que le Dimanche soir concentre les départs vers Shanghai des travailleurs migrants revenus voir leur famille pour le Week End. Autant pour le voyage tranquille et sans histoire que nous attendions... C'est avec 3 heures de retard que notre train partit et c'est debout que nous fîmes les 8 heures (au lieu de 2 habituellement...) de chemin entre Nanjing et Shanghai.

 

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200 Chinois dans un wagon: High score au Chinese Tetris!

Au premier plan, vous pouvez admirer notre nouvelle amie qui après nous avoir demandé avec insistance si nous étions religieux, a entrepris de convertir l'ensemble du wagon au christianisme


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Le regard et la posture témoignent d'une assurance à toute épreuve: nous sommes parés au voyage!


C'est donc coincé au milieu d'une horde de Chinois voyageurs que je vous salue bien

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Par Kevin - Publié dans : Chinoiseries
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 18:31

Les conventions voudraient que l'on entre dans la postérité au travers d'exploits académiques, professionnels ou sportifs. Cependant la grande majorité d'entre nous étant somme toute plutôt médiocres, le quidam moyen doit trouver d'autres moyens de parvenir à la gloire éternelle et c'est le plus souvent par l'accomplissement d'exploits stupides, puériles voir même dangereux qu'il peut garantir la survivance de son nom. 

Il existe un lieu à Shanghai où le garçon devient homme. Le Super Dinner et son Burger Contest offrent aux jeunes hommes téméraires de la cité l'occasion de prouver leur valeur et d'acquérir une gloire sans pareille aux yeux de leurs pairs. L'épreuve est simple: les aspirants doivent en 10 minutes finir un burger de 1kg avec ses frites. Dieux parmi les hommes, ceux ayant relevé le défi avec succès gagnent leur place au panthéon et leur photo sur le mur du restaurant. 

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Le petit disque à droite est un cheeseburger McDonald


Attirés par la perspective d'une illustre gloire qui assurerait le respect de leurs patronymes pour 10 000 générations, les valeureux Dai et Francis entreprirent l'aventure. 

Dans les moments précédant l'épreuve, les regards autrefois confiants et brillant d'une témérité qui est l'apanage de la jeunesse bien née se font blêmes et laissent transpirer l'angoisse et l'appréhension des postulants. Arrivent soudains les Burgers, énormes, leurs ombres couvrent la salle et plongent le restaurant dans la pénombre. La scène toute entière renvoi l'homme à son insignifiance cosmique.

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Un jeune page arrive, énonce une dernière fois les règles et lance le sablier. 

Faisant montre d'une valeur rare, nos deux jeunes aventuriers approchent la bête. Les fous assez inconscients pour tenter une approche à mains nues voient leurs efforts rendus vains, le burger fait la taille d'un gros gâteau d'anniversaire. Adoptant une approche mixte combinant couverts et travail manuel, ces deux chevaliers des temps modernes avancent avec la détermination d'une phalange Athénienne.
 

Autour de la 5eme minute, Francis, haletant, murmure "mes parents vont être si fiers de moi...". Dai, mesurant la gravité de l'instant lance "c'est le test de toute une vie, si on y arrive, tout devient possible!". A la 7eme minute, Francis marmonne entre deux bouchées quelque chose sur la futilité de toute action humaine et me tend une lettre à donner à sa famille au cas où il n'en reviendrait pas.  

Finalement après 8 minutes de combat, nos deux participants se voient obligés de capituler face à un ennemi qui les dépasse. Leurs assiettes témoignent de la violence du combat. C'est finalement en 1 heure et quelques minutes qu'il termineront, la tête haute, l'épreuve.

La gloire s'est refusé à eux cette fois ci mais leur regard est désormais fixé sur le burger contest de Yasmine's Steackhouse: un burger de 2 kilos, aucune limite de temps. Ces hommes sont un exemple pour nous autres! 

 

 
Par Kevin - Publié dans : Insolite
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 12:27

Au sommet du Mont Huang Shan, Jiang Zemin, habité par une soudaine inspiration fruit de la beauté de l'endroit, écrit le fameux poème  "Sentiments qu'inspire l'ascension du mont Huang Shan" qui fut dés le lendemain publié en première page du quotidien du peuple et inclus dans les livres d'histoire. En mal de notoriété et voulant moi aussi faire profiter la Chine entière de mes lumières exposées en vers, je me joignis à une expédition pour les fameuses Montagnes Jaunes.

Hélas, l'endroit ne m'inspira pas le moindre Alexandrin (l'eut il, je doute que l'on m'aurait accordé la même plateforme de diffusion qu'à l'ancien président de la RPC) mais la randonné de 2 jours n'en fut pas moins plaisante et donna l'occasion à notre belle troupe mixte Marseillais/Parisiens d'admirer sous un soleil radieux les paysages connus dans le monde entier de pics rocheux escarpés s'élançant vers le ciel Chinois.

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La marche nous permit également de découvrir l'art de la randonnée à la Chinoise.

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La nuit venu, nous nous trouvâmes un charmant petit belvédère au sommet de la montagne d'où nous pouvions admirer une voûte céleste criblée d'étoiles brillantes et striée d'étoiles filantes.

Un bien beau week end en somme!  

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Par Kevin - Publié dans : Quotidien
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